festival
visions d’
exil

ven 1er novembre

Graphisme et algorithmes

ven 1er nov

18h-22h30

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Hall Marie Curie

Des papiers

création collective

Des papiers

Des étudiants en arts interrogent le public sur la situation d’exil et sur les papiers qu’elle induit – garants d’une « identité ». Les réponses, analysées grâce à des algorithmes, sont transcrites et traduites en temps réel et, selon des mots clés, mises en relation avec des documents issus des archives de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). La combinaison des entretiens et des documents donne lieu à l’impression d’une série de feuillets, tous uniques, qui sont présentés et distribués au public.

Conception So-Hyun Bae (Corée du Sud), Jeff Guess (USA), Loïc Horellou (France), Yohanna My Nguyen (France), Jérôme Saint Loubert-Bié (France) et des étudiants

Avec le soutien de l’Ofpra ; la participation de l’atelier des artistes en exil, de l’atelier de Communication graphique de la Haute école des arts du Rhin (HEAR), de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (ENSAPC)

Durée : en continu

Performance

ven 1er nov

19h et 20h45

durée 30 min

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Forum

Tala lelo (Regarde aujourd’hui)

Yannos Majestikos

Tala lelo

Des moniteurs en guise de tête, des hommes TV circulent parmi le public, diffusant les portraits et les discours des grands de ce monde qui se sont positionnés en faveur de l’indépendance du continent africain. En remettant en perspective ces discours, la performance en appelle à la responsabilité de tous et au réveil des consciences.

Conception, réalisation Yannos Majestikos* (République démocratique du Congo), avec 5 performeurs
* membre de l’atelier des artistes en exil

Spectacle de danse

ven 1er nov

19h30

durée 37 min

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Forum

Corps en transe

Daouda Nganga

Corps en transe

Sam7, de son nom d’artiste, emprunte les traditions spirituelles de dialogue avec les esprits et les ancêtres des royaumes kongo et mandingue et invente un langage chorégraphique afro-contemporain élaboré au gré de son parcours d’exil. Il cherche un état de corps « transporté » en communion avec le cosmos. La transe est un déplacement nécessaire, un renoncement de soi qui, par le mouvement, ouvre la voie à une autre ordonnance. Il s’agit de libérer l’assistance du poids de ses peurs et de ses angoisses, pour l’élever jusqu’à une conscience jubilatoire.

Chorégraphie, danse Daouda Nganga*. Musique : Mass Bass Bintsamu* (Congo Brazzaville), Laurent Golon (France), Jimmy Mbonda (République démocratique du Congo), Daouda Nganga* (Congo Brazzaville)
* membre de l’atelier des artistes en exil

Défilé-performance

ven 1er nov

20h15

durée 30 min

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Hall d’honneur

Contamination

Ayoub Moumen

Contamination

Le poète tunisien Mnaouer Smdeh écrivait : « Tu es pour les gens le prophète des mots, alors parle, souffre et meurs dans les mots. » Contamination est une tentative de langage vestimentaire, où les mots se mêlent, les lettres s’entremêlent, les langues se délient et les corps se métamorphosent. Dans un monde qui s’anéantit à force de repli sur soi, le vêtement véhicule les réflexions, les peurs et le malaise des êtres qui le portent. La collection présentée est pensée comme une alternative à l’autodestruction.

Création de mode d’Ayoub Moumem* (Tunisie), fondateur du label R.E.W Studio - REFUGE ENGAGED WEAR. Avec la participation artistique de Vava Dudu (France), Hura Mirshekari* (Iran), Mehdi Yarmohammadi* (Iran) et des Artctivistes
* membre de l’atelier des artistes en exil

Concert d’électro-dabkeh

ven 1er nov

21h

durée 1h

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Auditorium

47SOUL

47SOUL

Formé en 2013 à Amman en Jordanie, le groupe est composé de quatre musiciens issus de la diaspora palestinienne, originaires du Bilad al-Sham. Le nom du groupe fait référence à l’année du partage de la Palestine. 47SOUL a remporté rapidement un vif succès dans le monde arabe et en Europe, en particulier sur la scène underground. S’inspirant des musiques populaires du Levant, 47SOUL se démarque par ses synthétiseurs analogiques, ses riffs de guitare et ses paroles fracassantes – mélange d’arabe et d’anglais – qui appellent à la liberté de circulation et à la lutte pour l’égalité.

Avec Z the People - synthé, chant, El Far3i - darbouka, MC/chant, Walaa Sbeit - percussion, MC/chant, El Jehaz - guitare, chant (Jordanie, Palestine, Angleterre)

sam 2 novembre

Spectacle de théâtre

sam 2 nov

17h30

durée 50 min

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Forum

Je passe 3

Judith Depaule

Je passe 3

Passés de l’autre côté pour avoir fui la guerre, les conflits ethnicistes, les répressions politiques, les discriminations sexuelles, les ségrégations ethniques… Arrivés avec un visa, par la route ou la Méditerranée ou contraints de rester en France, 7 artistes livrent leur portrait en vidéo, ainsi que leur récit d’exil, transmis par des interprètes. Après Je passe 1 et 2, le troisième volet met en lumière les parcours de 7 nouveaux membres de l’atelier des artistes en exil pour 7 groupes de spectateurs.

D’après les récits de 7 artistes en exil, conception Judith Depaule, images Samer Salameh* (Palestine). Avec Mathilde Bigan (France), Raphaël Bocobza (France), Fernand Catry (France), Pauline D’Ozenay (France), Nino Djerbir (France), Nicolas Gachet (France), Angelica Kiyomi Tisseyre-Sekine (France)
* membre de l’atelier des artistes en exil

Film

sam 2 nov

19h

durée 1h51

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Auditorium

Give Me Liberty

Kirill Mikhanovsky

Give Me Liberty

↳ suivi d’un débat avec Denis Gouzerh pour Usage du Monde 21

Vic, jeune américain d’origine russe, est chauffeur de minibus pour personnes handicapées à Milwaukee dans le Wisconsin, où il vit avec son grand-père sénile. Des manifestations éclatent dans la ville, son emploi du temps est bouleversé, il est contraint à abandonner son trajet habituel. À travers un road-trip inattendu, le réalisateur nous raconte avec humour et bienveillance l’Amérique des laissés-pour-compte (noirs, vieux, handicapés, immigrés), dans un joyeux chaos où se mélangent les cultures, les langues et les histoires.

Réalisation Kirill Mikhanovsky, scénario Alice Austen et Kirill Mikhanovsky, image Wyatt Garfield, décors Bart Mangrum, costumes Kate Grube, son Vincent Hazard, montage Kirill Mikhanovsky, musique Chloe Raynes

Production&nbqp;: Give Me Liberty Productions. Avec Chris Galust, Lauren Spencer, Maxim Stoyanov, Steve Wolski, Michelle Caspar, Ben Derfel, Arkady Basin, Zoya Makhlina Darya Ekamasova.
2019, USA

dim 3 novembre

Contes et illustrations

dim 3 et 10 nov

11h et 15h

durée 40 min

gratuit sur achat d’un billet pour l’aquarium : TP 7 € - TR 5,5 €

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Aquarium

L’Enfant d’éléphant et autres histoires comme ça

Rudyard Kipling

L’Enfant d’éléphant et autres histoires comme ça

↳ suivi d’un débat avec Denis Gouzerh pour Usage du Monde 21

Le spectacle plonge le public dans l’univers malicieux de Kipling. Il y apprend notamment pourquoi les éléphants possèdent une trompe et les chameaux une bosse et aussi comment est apparue l’écriture. Contes et images dialoguent : tandis qu’Alain Dommanget raconte, Sawsan Nourallah dessine en direct les personnages avec sa palette graphique sur son ordinateur, qui est raccordé à un vidéo projecteur.

Avec Alain Dommanget (France) et Sawsan Nourallah (Syrie)
Production la Compagnie du Loup bleu

mar 5 novembre

Film documentaire

dim 3 et 10 nov

20h

durée 1h07

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Auditorium

Tilo koto (sous le soleil)

Sophie Bachelier et Valérie Malek

Tilo koto

↳ avant-première suivie d’un débat en présence des réalisatrices et de Yancouba Badji* (Sénégal)
↳ 2 tableaux de Yancouba Badji sont présentés chez Piaza (118 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris) dans le cadre de l’exposition publique d’Art contemporain africain entre le 4 et le 6 novembre 2019 de 10h à 18h et le 7 novembre de 10h à 12h

Pour le Casamançais Yancouba Badji, l’exil commence à l’âge de 17 ans, alors qu’il est contraint de quitter le Sénégal pour la Gambie, qu’il doit également fuir en 2016. Son rêve d’Europe s’arrête brutalement dans le Sud tunisien, après plusieurs tentatives de traverser la Méditerranée depuis les côtes libyennes. Un an et demi « d’aventure » où il a failli maintes fois perdre la vie. Tilo koto raconte cette traversée de l’enfer qu’il va sublimer par la peinture…

Coproduction 3B Productions et Damu et d’eau fraîche Production
3B Productions Rachid Bouchareb, post-production Cédric Ettouati, assistanat production
Emma Binet, production Damu et d’eau fraîche Production Sophie Bachelier
* membre de l’atelier des artistes en exil

mer 6 & jeu 7 novembre

Spectacle de théâtre

mer 6 nov
jeu 7 nov

20h
14h30 et 20h

durée 1h20

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Auditorium

On comprend rien !

Gaël Chaillat et Ariel Cypel

On comprend rien !

Convaincre de la légitimité de sa demande d’asile est un combat mené sur le territoire européen par des millions d’hommes et de femmes qui n’ont pas eu d’autre choix que l’exil. Seuls les meilleurs locuteurs gagneront un titre de séjour, ayant su incarner leur récit avec brio, jouer le rôle de leur vie avec force détails, sincérité et émotion. Le spectacle démonte les mécanismes de cette comédie absurde. Les acteurs se livrent à une joute : ils se racontent dans leur langue d’origine, tout en restant audibles et malgré l’incompétence des traducteurs, la déloyauté des arbitres et l’indifférence des juges.

Mise en scène Gaël Chaillat (France) et Ariel Cypel (France), scénographie Jane Joyet (France), lumière Léandre Garcia Lamolla (France). Avec Mamadou Ibrahim Diallo* (Guinée Conakry), Ousmane Doumbouya* (Guinée Conakry), Mahmoud El Haddad* (Egypte), Fabrice Kalonji Mbikayi* (République démocratique du Congo), Sveltana Manshaeva* (Russie), Cleve Nitoumbi* (Ukraine), Grace Nitoumbi* (Ukraine), Seke Pamoké*(République démocratique du Congo, Perside Selaka* (Côte d’Ivoire)
* membre de l’atelier des artistes en exil

Avec le soutien de la fondation d’entreprise OCIRP

Soirée littéraire

mer 6 nov

18h

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Auditorium

Derrière les mots

Derrière les mots

Pour qui vient d’ailleurs, une nouvelle langue ou une autre façon de parler une langue est un monde à s’approprier, fait de chemins de pensées et d’images inédits, de méandres et de vides. Qui se prête à l’exercice littéraire dans une langue étrangère est amené à jouer avec les règles et les usages établis pour explorer les mots, leur insufflant des déplacements qui les régénèrent. Quant à la traduction, en assurant le passage d’une langue à une autre, elle opère une prise de possession et une recomposition, au prix de glissements et de pertes de sens.

Avec Pierre Manen, linguiste (université Jean Monnet, Saint Étienne), Lotfi Nia - traducteur
Et les artistes ???, Kubra Khademi (The Basket of Green Generosity)

sam 9 novembre

Danse afro-contemporaine

sam 9 nov

16h-19h

tout public

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Auditorium

À vous de danser !

Trio d’Afrique

À vous de danser !

Trio d’Afrique réunit des danseurs hors pair, venus de Guinée Conakry et du Mali, autour d’un langage chorégraphique, qui mêle traditions africaines, street, hip-hop et contemporain. Le trio présente une démonstration endiablée, puis invite le public à reprendre des mouvements qui soient à sa portée, pour un moment d’initiation sans jugements de valeur et préjugés, sans considération d’âge et de corps. Un appel au plaisir de bouger et de s’ambiancer : C’est à vous de danser !

Conduit par Karim Sylla* (Guinée Conakry), Lassine Traoré* (Mali), Soumaila Tounkara* (Mali)
* membre de l’atelier des artistes en exil

Initiation à la calligraphie

sam 9 nov

16h-19h

tout public

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Forum

Lettres arabes, lettres persanes

Lettres arabes, lettres persanes

La calligraphie islamique, art séculaire et sacré, dont l’objectif premier était de diffuser les enseignements du Coran, demeure très vivace au Moyen-Orient. Née dans les pays arabes, elle s’est ensuite déployée, notamment en Iran. Aujourd’hui de plus en plus d’artistes s’emparent de cet art et le font évoluer par des pratiques et des usages contemporains. Le temps d’un atelier, quatre approches stylistiques sont proposées au public pour s’initier à la calligraphie.

Atelier conduit par Mahmoud Halabi* (styles thuluth et naskhi, Syrie), Behrad Houshyari* (style contemporain, Iran), Omar Ibrahim* (styles kufi et naskhi, Syrie), Rezvan Zahedi* (style nasta’liq, Iran)
* membre de l’atelier des artistes en exil

dim 10 novembre

Concert

dim 10 nov

19h-20h30

musique sahraouie

Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, Auditorium

Dighya Moh-Salem band

Dighya Moh-Salem band

Le Dighya Moh-Salem band réunit autour de la chanteuse Dighya Mohammed Salem des musiciens sahraouis et soudanais. Il puise dans le répertoire musical sahraoui traditionnel et développe des compositions originales qui chantent avec puissance la beauté des paysages du Sahara occidental, et évoquent l’annexion de ses terres, les souffrances d’un peuple voué à l’exil et son combat pour la liberté. D’un peuple pour qui musique et poésie sont avant tout un moyen de faire entendre sa voix et de perpétuer son identité.

Avec Dighya Mohammed Salem* (voix, djembé – Sahara), Brahim Lambarki* (guitare – Sahara), Hamza Boussaoula* (basse – Sahara), Shawgi Ahmed* (percussions, djembé – Soudan)
* membre de l’atelier des artistes en exil

ven 15 novembre

Soirée d'inauguration

ven 15 nov

18h-21h

tout public

Cité internationale des arts – Site de Montmartre

« Carnets de voyages »

Sortie de résidence d'Icario Lira, à partir de 18h

Comment appréhender l’art autrement que sur la base de l’identité présumée de l’artiste ? Comment échapper à l’injonction identitaire dans le monde de l’art et au-delà, résister à la pression exercée sur des artistes issus de milieux marginalisés, les conduisant à se raconter et se produire en fonction de leur genre et de leur passé ? La proposition tente de briser le récit hégémonique de l’autre rachetable, poursuivant la ligne du « questionnement hystérique » selon Slavoj Zizek. Elle souligne le rôle dominant et asservissant de la langue et du discours : « pourquoi suis-je ce que vous dites que je suis ? »

Conception Maral Bolouri* (Iran)
Membre de l’atelier des artistes en exil

Des papiers

Création collective

Comment appréhender l’art autrement que sur la base de l’identité présumée de l’artiste ? Comment échapper à l’injonction identitaire dans le monde de l’art et au-delà, résister à la pression exercée sur des artistes issus de milieux marginalisés, les conduisant à se raconter et se produire en fonction de leur genre et de leur passé ? La proposition tente de briser le récit hégémonique de l’autre rachetable, poursuivant la ligne du « questionnement hystérique » selon Slavoj Zizek. Elle souligne le rôle dominant et asservissant de la langue et du discours : « pourquoi suis-je ce que vous dites que je suis ? »

Conception Maral Bolouri* (Iran)
Membre de l’atelier des artistes en exil

© Studio des formes