jeu. 1 octobre

6 nov — 6 fév

mar — sam,

14h — 18h

jeu,

14h — 19h

fermeture

du 20 déc. au 4 jan.

Exposition au Pavillon Carré de Baudoin

Pavillon Carré de Baudouin

En raison du confinement, en attendant sa réouverture au public, une visite virtuelle vous est proposée.

Conçue à l’issue du premier confinement, initialement prévue en novembre 2020 pour la 4e édition du festival Visions d’exil arrêtée en plein vol, l’exposition « D’un confinement à l’autre » ne croyait pas si bien porter son nom. Les artistes ont dû inventer de nouveaux modes opératoires, en usant des moyens du bord. Ils ont souhaité faire écho aux empêchements qui jalonnent leur parcours et exprimer leurs inquiétudes quant aux conséquences de l’instauration d’un état d’urgence pour contrer l’épidémie de COVID-19.

Judith Depaule et Ariel Cypel

 

Le Pavillon Carré de Baudouin est fier d’accueillir dans ses murs le festival « Visions d’exil », célébrant les valeurs d’humanité et d’ouverture que nous souhaitons mettre en avant dans ce lieu culturel du 20e arrondissement.

Pour sa quatrième édition, le festival aborde le thème du confinement. Les voix singulières des artistes exilés nous interpellent à travers différentes formes artistiques : peintures, photographies, danses, dessins, créations sonores, bandes dessinées et médias mixtes. Par leur lecture militante, intime ou métaphorique du confinement, ils éclairent une expérience partagée dont la portée émotionnelle nous rassemble. L’art nous rapproche, nous fait grandir, et nous interroge sur le monde. C’est tout le sens de cette exposition proposée par l’atelier des artistes en exil.

Eric Pliez, Maire du 20e arrondissement
Marthe Nagels, Adjointe au maire du 20e en charge de la culture

mer. 4 novembre

dessin

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

L’attestation de déplacement dérogatoire

Rezvan Zahedi

© Rezvan Zahedi

À compter du 15 mars et jusqu’à la fin du confinement, Rezvan Zahedi utilise son « attestation de déplacement dérogatoire » quotidienne pour dessiner. Le résultat : un journal de 54 feuillets. L’artiste s’interroge sur la pandémie et ses retombées politiques. Elle se revoit, alors qu’elle vient de quitter son pays, dans un Paris inconnu, seule et désemparée, privée de moyen de communiquer.

Conception Rezvan Zahedi* (Iran).
* membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

jeu. 5 novembre

vidéo

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Confinée chez nous

Oroubah Dieb

© Oroubah Dieb

Durant le confinement 1, Oroubah Dieb décide de profiter de sa famille. Elle consigne son quotidien dans un journal fait de collages et de peintures. Elle s’est souvenu qu’après avoir fui la guerre en Syrie elle avait vécu au Liban dans une petite maison où elle n’avait pas la place pour continuer son travail de sculpture. C’est ainsi qu’elle s’était mise aux collages, à partir de figures découpées dans des magazines. Beaucoup se retrouvaient sans maison et avaient perdu des êtres chers. Elle s’était raccrochée à sa famille, à cette nouvelle forme d’expression et à l’espoir de jours meilleurs.

Conception Oroubah Dieb* (Syrie).
* membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

ven. 6 novembre

peinture

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

Virtual Reality

May Murad

© May Murad

May Murad s’intéresse à la corrélation entre le virtuel et la réalité, des notions devenues difficilement dissociables pendant le confinement. Elle se met en scène dans un environnement d’écrans d’ordinateur, où des fenêtres s’ouvrent pour accéder à d’autres espaces ou afficher des messages impersonnels gérés automatiquement. Elle les remplace par des propositions à double sens, plus métaphoriques. Ce travail fait écho à un autre projet, Digital Residency réalisé en collaboration avec l’artiste écossaise Rachel Ashton.

Conception May Murad* (Palestine).
* membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

peinture

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

Monstres

Omar Ibrahim

© Omar Ibrahim

Enfant, Omar Ibrahim pensait que les monstres appartenaient à un monde extérieur imaginaire. Avec le temps, ils ont pris le visage de la guerre et de l’oppression. La solitude et l’exil aidant, d’autres monstres se sont tapis à en lui : la tristesse, la peur de la maladie et de la mort, le déracinement et la perte des proches.

Conception Omar Ibrahim* (Syrie).
* membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

installation

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

Bicyclette

Duaa Qishta

© Duaa Qishta

Duaa Qishta grandit en Palestine, dans la bande de Gaza, où les femmes y sont élevées de manière stéréotypée, selon des règles sociales et religieuses,  focalisées sur leur apparence. Partageant leurs rêves d’émancipation, l’artiste part de tableaux de Théodore Géricault — des scènes de guerre avec des cavaliers, forts et braves —, et s’imagine chevalière à vélo combattant sa société (à Gaza, elle n’a jamais été autorisée à faire du vélo). À Paris, elle achète sa première bicyclette, qu’elle laisse attachée pendant tout le confinement. 

Conception Duaa Qishta* (Palestine).
* membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

photographie

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

Derrière la porte

Andriy et Liudmyla Vatrych

© Andriy et Liudmyla Vatrych

Liudmyla et Andry Vatrych sont hébergés avec leurs trois enfants depuis 2016 dans un centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) à Sartrouville. Ensemble, ils capturent des moments de leur vie quotidienne. Que se passe-t-il derrière la porte des hôtels ou des centres d’hébergement pour migrants ? Un confinement où la vie s’organise…

Prises de vue Andriy Vatrych* et Liudmyla Vatrych* (Ukraine).
* membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

installation sonore

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

Trop

Daniel Blanco et Ousmane Doumbouya

© Daniel Blanco

Le confinement et les incertitudes liés à la pandémie de Covid-19 ont produit une surdose d’informations, provoquant la congestion des médias, diffusant en boucle le décompte des morts et des hospitalisés, les nouvelles mesures et règles sanitaires, des avis de spécialistes et des discours contradictoires. Les deux artistes piochent dans les archives sonores du confinement, illustrant les travers de la communication en temps de crise.

Conception Daniel Blanco* (Venezuela), Ousmane Doumbouya* (Guinée).
*membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

bande dessinée

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

Le confinement des autres

Papa Divin et Mohammed Nour Wana

© Papa Divin

Comment vivre le confinement quand on en a déjà fait l’expérience, pour se protéger face à la guerre ? Ce qu’ils ont vécu chez eux a-t-il préparé les exilés arrivés en France, leur terre d’accueil, lorsque la COVID-19 secoue la planète et interrompt tout ? Papa Divin et Mohamed Nour Wana évoquent le confinement de ceux qui sont venus d’ailleurs.

Dessin Papa Divin* (République démocratique du Congo). Texte Mohammed Nour Wana* (Soudan).
*membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

vidéo

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

Mafloum Fast Film Festival

Maazoul

Fondé par Mohammad Hijazi, avec le soutien d’Art Cube Production, le réseau Maazoul (« isolé » en arabe) regroupe des créateurs de tous horizons, résidant en Égypte, en Autriche, au Canada, en France et en Allemagne. C’est d’abord une radio en ligne pour échanger avec des amis dans le monde entier, partager de la musique, se connecter pendant des émissions pour réduire l’isolement et sa monotonie. La radio se transforme en chaîne YouTube et en page vidéo Facebook avec des spectacles en direct, des interviews, des émissions de cuisine, réalisés avec les moyens du bord. Chaque dimanche soir un court-métrage Fast est produit, donnant l’idée du Mafloum FastFilm Festival, ouvert à qui veut proposer un film vite réalisé.
Les vidéos présentées sont issues de cette production.

#Maazoul  est un mot arabe qui signifie « isolé » .
Maazoul de la planète ?
Maazoul dans un pays, à la maison ?
Maazoul de la société ?
Maazoul de l’océan ?
Maazoul des modèles ?
Maazoul de la réalité ?
Maazoul de l’isolement ?

Conception Alaa Ghazal, Amer Al-Barzawi, Ammar Dalati, Ammar Khattab, Anmar Hijazi, Bahraa Hijazi, Elias Abu Assali, Farouk Nashar, Haitham Karachay, Minas Ra, Mohammad Hijazi, Nanda Mohammad et tous ceux qui souhaitent rejoindre
#Maazoul Network.

Biographies

photographie

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

Trapped I Cut off I Confined

Sara Farid

© Sara Farid

Au cours de l’année 2019, 140 femmes ont été tuées par leur conjoint en France. « Le nombre d’appels reçus par le service d’écoute des victimes de violences conjugales a bondi d’environ 400% entre la semaine du 9 mars 2020 (soit avant le confinement) et la semaine du 20 avril 2020 (pendant le confinement) ». [vie-publique.fr]

Féministe depuis toujours, Sara Farid pensait avant son exil que des sociétés dites «civilisées» et moins machistes réservaient aux femmes un sort meilleur. Au Pakistan, il est courant que des femmes soient immolées ou battues à mort par leur mari. En arrivant à Paris, la photographe découvre le nombre de féminicides enregistrés en France. Elle documente les mouvements de protestation, notamment la ma- nifestation féministe du 23 novembre 2019, condamnant les féminicides. Elle s’intéresse aux familles des victimes, rencontre Hélène de Ponsay et Sandrine Bouchait, dont les sœurs ont été assassinées par leur compagnon. Elle reconstitue des scènes de violences sur la base de cas réels, en collaboration avec une artiste maquilleuse, Deya Al Ashkar : « Les femmes tombées ».

Photographies Sara Farid* (Pakistan). Maquillage Deya Al Ashkar* (Syrie).
* membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

installation

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Cendres

Alaa Sndyan

© Alaa Sndyan

Pour l’artiste Alaa Sndyan, il s’agit d’interroger le concept de « home, sweat home » pour les femmes à l’intérieur de leur propre foyer. Elles se pensent en sécurité chez elles, avec tout ce qu’il leur faut pour une vie confortable dans un décor coquet, et pourtant la violence domestique est là prête à surgir, au risque de leur vie. Le lit, pensé communément comme un refuge, devient une scène de crime, un bûcher où les illusions se consument.

Conception Alaa Sndyan* (Syrie).
* membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies

sam. 7 novembre

installation

6 nov — 19 déc

mar — sam, 14h — 18h
jeu, 14h — 19h

Pavillon Carré de Baudouin

Re-post modernisme

Cristóbal Ochoa

© Cristóbal Ochoa

Pendant le confinement, Cristóbal Ochoa s’intéresse à la façon dont les Français écrivent sur les réseaux sociaux. Il s’approprie des posts trouvés sur Facebook, dont il garde sciemment les erreurs grammaticales et orthographiques. Il en fait des captures d’écran, qu’il reproduit sur des toiles, mettant en évidence une nouvelle forme de communication. Placées dans l’espace public, sorties de leur contexte, les phrases acquièrent une dimension plus réflexive. 

Conception Cristóbal Ochoa* (Venezuela).
*membre de l’atelier des artistes en exil

Biographies